Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 14:16

J'ai écrit ce texte cette semaine, suite aux difficultés particulières que nous vivons en ce moment à la maison!

 

Nous portons en nous tous, un poids, une souffrance,  une douleur, et pourquoi pas, un secret de famille lourd. Une chose commune à toutes ces choses, c'est la souffrance qu'elle porte et laisse en nous pour toute une vie, ces choses qui un jour nous ont blessés, continuent des années plus tard à perturber notre quotidien.

 

Nous pensons à tord, que les évènements du passée,n'ont plus d'incidence sur nous une fois adulte. Dans la réalité il en va tout à fait de l'inverse, les "incidents de la vie" de notre petite enfance peuvent "tuer" tout une vie, ce qui nous donne parfois des existences remplis de souffrances.

 

Je pense que nous pouvons peut-être pousser ce raisonnement à dire que plusieurs vies pourraient selon "l'incident" souffrir de cet accroc fait dans un moment de l'enfance. N'oublions pas que nombre d'entre nous, transmettons à nos enfants, les souffrances qui nous habitent au plus profond de nous, comme un fantôme qui nous hantent.

 

 

En tant qu'adulte nous croyons que nos gestes, nos dires, nos actions que nous réalisons sur nos petits bouts "ce n'est rien du tout", "c'est pour son bien", "ce n'est qu'une petite claque", "plus tard s'en souviendra plus", et pourtant ce sont ces moments pour nous adultes anodins qui engendrent souvent un processus de démolition de ces petits êtres que nous voulons pourtant aider à grandir.

 


Le POIDS d'une Vie 

Il y a maintenant près de 37 ans, je franchissait pour la première fois, la porte de cette souffrance, cette porte était celle d'un cabinet médical, un cabinet de diététicien, Dr Garzon de son nom, était cette dame qui engendrerait chez moi tout une souffrance, toute une vie durant.

Nous ne savions pas à ce moment de ma vie que ce jour là allait rythmer tout le reste de mes jours, nous ne savions pas non plus qu'à partir de ce jour là, naîtrait petit à petit, au jour le jour, au mois le mois, année après année ce conflit alimentaire qui m'habite depuis toutes ces années.

Navigant à une certaine époque entre tous les régimes connus, peut être même inconnus qui sait, alternant perte de poids, et reprise de poids, crise d'anorexie et crise de boulimie. Au final à 42 ans je dois bien avoir perdu 4 ou 5 fois mon poids actuel. Pourtant, je me trouve énorme, grosse, je n'aime pas mon corps, et dans ma tête c'est pour la vie je crains.

En quoi tout ça est-il une souffrance? EN TOUT, je ne suis pas fière de moi, je ne m'aime pas, j'ai honte de moi, et pire encore, j'ai honte d'offrir cet image de moi à mes enfants "une grosse maman"!

La souffrance habite mon corps, et mon corps rythme cette souffrance en alimentant ce conflit avec la nourriture.

à suivre....

Par Samelya - Publié dans : Chez Samelya - Communauté : partage
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Oui tu as raison, chaque être a ses propres souffrances, mais de divers degrès.
L'aspect physique est sans doute, le plus répandut.
Chaque personne se trouve trop grosse, trop maigre, trop grande, pas très belle,.......
Et tout ça pour ressembler à un stéréotype de la blonde filiforme que l'on voit dans les magazines.
Mais au fond, les gens qui jugent par rapport à ce stéréotype oublit le plus important dans chaque personne qu'il juge : sa beauté intérieure, sa bonté d'ame donc son coeur.

Mais le plus triste, c'est que ces manequins souffrent aussi car beaucoup de sacrifices sont nécessaire pour arriver à ce résultat et le plus souvent, elles  tombent dans l'enfers des problèmes de nutritions.

Alors tu sais Nath, moi je t'aime avec tes petites rondeurs car tu as un coeur remplit d'amour pour ton prochain.
Et tes enfants, Stéfan et tes amies ont le même avis que moi.

Ce n'est pas toi qu'il faut changer mais les mentalités des gens qui ont un pois chiche dans le cerveau.

Big bisoussssssssss
Commentaire n°1 posté par nathalie de bordeaux le 24/01/2010 à 16h53
Merci ma belle Nathalie, pourquoi on est si loin l'une de l'autre, me semble qu'on aurait de bons moments à passer avec nos ptits loulous non :) bisous à vous 4
Réponse de Samelya le 24/01/2010 à 22h19
C'est un éternel combat que celui-là puisqu'il est récurrent et souvent, à la petite enfance, symptôme d'autre chose qui n'est pas traité puisque l'on se concentre uniquement là-dessus. Je te comprends fort bien. Je n'ai commencé à vivre ce yoyo qu'à partir de ma majorité, mais la naissance de ma première fille a sonné le glas de ce corps que j'aimais bien. Mais tu as raison... plusieurs situations que l'on vit enfant peuvent interférer notre vie durant entre soi et l'idée que l'on se fait du bonheur. N'importe, il nous est donné à chacun la faculté de prendre conscience de tout et ainsi de se protéger. Mais surtout, ne culpabilise pas envers tes enfants. Ils sont ce qu'ils sont, le produit d'un tas d'interférences et pas seulement de tes actions à toi. Tu n'es pas responsable de tout cela.

Bisous
Commentaire n°2 posté par Danielle le 25/01/2010 à 17h16
Merci de ton intervention, j'aime ça avoir d'autres sons de cloches merci
Réponse de Samelya le 25/01/2010 à 18h05
Oui c'est domage d'être loin l'une de l'autre et même nos familles l'une de l'autre.
Car c'est vrai que nous avons la même façon d'éduquer nos enfants ( je pense ) et notre façon de nous comporter avec les autres.


Gros bisous et à bientôt :) ( le 29 mai )
Commentaire n°3 posté par nathalie de bordeaux le 25/01/2010 à 20h27
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés