Jeudi 6 octobre 2005 4 06 /10 /Oct /2005 00:00
Toi cette vie si chère à chacun d'entres nous, quand tu décides que c'est fini on ne peut rien dire, rien faire, que supporté la douleur, vivre avec cette souffrance au fond de nous qui nous déchires profondéments les entrailles comme si une partie de nous nous quittais.

Ce matin j'ai appris qu'une connaissance à moi, venait de perdre son fils, son ainé, son premier bébé, sa chair, ses entrailles, sa force de vivre, une douleur si grande c'est emparrée de moi, une souffrance d'imaginer ce que ça peut faire à une maman de perdre son enfant, de savoir que plus jamais elle n'entendra ses rires, ne verra ses yeux briller, ne l'entendra plus ronchonner pour tout et pour rien. Quelle douleur de ne pas trouver les mots pour lui dire "j'ai mal pour toi".

Toute la journée j'ai regardée ma fille, la plus petite, avec d'autres yeux, des yeux de maman qui lui disait je t'aime tant ma puce. A la sortie de l'école j'ai regardée ma grande courir vers moi avec son si beau sourire, en me disant "et si c'était le dernier", pourquoi un enfant peut-il "partir" avant ces parents?

Toutes les bêtises du monde qu'à pu faire ce garçon dans sa vie, aussi courte ait elle été, ont subitement été anéantie par la douleur que laisse sa mort. Tragédie!

Ce sont des moments comme ceux là, qui nous font réfléchir, réfléchir à cette vie, si courte, si intense, et pourtant si éphémère que l'on vit jour après jour, souvent en ne voyant pas les autres, ceux que l'on aime autour de nous, en ne prenant pas le temps, le temps de nous arrêter pour profiter d'eux, le temps de juste les regarder, juste leur faire un calin, un bisou, une chatouille, le temps , ma foi juste le temps de les aimer.

Pourquoi on passe tant de temps de notre vie, a nous battres contre des choses qu'on laisses nous faire mal, nous atteindre, pourtant si banales parfois, alors qu'on aurait tellement de beaux moments à gagner dans ces heures de rancoeur. Quand on prend conscience que la vie peut s'arrêter demain, le reste nous semble si ,,, je n'ai pas le mot, si ridicule, et pourtant je sais qu'une fois la douleur partie, on recommencera la même routine et on oubliera!

Une chose est certaine, ce soir en couchant mes filles, j'aurai une pensée plus profonde pour cette personne qui ce soir, ne pourra pas voir son fils lui sourire avant de dormir. Et je remercierai le ciel de me donner ce bonheur si précieux.

Voilà ma réflexion du jour, j'étais pas du tout dans ce sens ce matin au réveil, mais les évènements de la journée ou plutot de la nuit on fait que cet article soit là.

Pour toi au loin qui vit avec cette profonde douleur, je ne peux que te dire que je pense à toi, que ta souffrance est palpable à des km aux alentours, et qu'elle est compréhensible.

"Est-ce plus difficile de ne pas pouvoir avoir un enfant ou d'en perdre un ?" c'est TA question du matin!!!!!

Je n'ai pas la réponse et j'espère que la vie ne me donnera jamais la réponse.

Avec toute la tendresse du monde et toute la force que je peux avoir en moi et dans l'amour que je porte à mes filles, je penses ce soir à tous ceux que j'aime et sachez que même si souvent je tais mes sentiments, je vous aimes.

Nathalie / Samelya et pour toi au loin Scoubie
Par Samelya - Publié dans : Chez Samelya
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés