Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment on me demande régulièrement ça fait combien de temps que je suis en France, ça me fait drôle à chaque fois que je réponds 10 ans, eh oui 10 années on passées depuis mon départ de mon pays le Québec (bon ok on s'entend sur le terme
Pays pour les puristes).
En dix ans il s'en est passé des choses tout de même à débuter par la naissance de mes trois filles. Le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai plus du tout aujourd'hui la même vie que j'avais à
l'époque de ma vie québécoise dirons-nous.
Descendue de l'avion pour passer la douane française (bon ok c'est pas marqué dans mon passeport que je suis passée) le 30 mars 1998 j'ai l'impression que ça fait une éternité et en même temps j'ai
l'impression d'avoir débarquée il y a deux ou trois ans seulement.
La rencontre avec ma première belle-famille avait été un très grand moment, très délicat au départ pour ensuite être des gens sympa
l'arrivée avait été un peu "rough" pour moi, tout quitter pour arriver dans une faille qui vous voit pas d'un oeil positif c'est dur. Mais aujourd'hui je garde de bonnes relations avec ma belle
maman de ce temps là, qui est la Mamie de ma grande fille.
J'ai ensuite fait une année d'étude à l'iut de Metz, que de grands moments aussi, tant du coté pédagogique que du coté humain, heureusement pour moi , le coté pédagogique et scolaire à été plus
positif que le coté humain, qui lui fut plutôt catastrophique faut bien le dire. La grande découverte de l'hypocrisie à la sauce française, pas pour rien que les plus grands
diplomates du monde sont français je crois bien, ils ont ça dans le sang, malheureusement pour moi, moi pas du tout donc
forcé qu'il y a des éclaboussures de temps en temps. Je me souviens d'une fille particulièrement sournoise une prénommée Joëlle, ma première "fausse" amie française, que de "bien paraître" de face
et de derrière que des coups de chien (enfin de chienne je devrais dire), enfin avec le recul je me dis que c'était une bien malheureuse fille qui essayait de se grandir en grimpant sur le dos des
autres. Par contre que de belles rencontres aussi, M. Parisot quel merveilleux homme de savoir, de gentillesse et de sagesse, heureusement qu'il était dans l'iut ça aidait les jours
difficiles.
Ensuite le marché du travail français, j'ai pas à me plaindre j'ai vite trouvé du travail dans une agence de presse locale, beaucoup de grands moments passés dans cette boîte. J'avais une chef
extraordinaire dans le sens de pas ordinaire du tout, mais très très humaines, on a beau dire que les patrons américains sont plus humains que les patrons français je suis pasde cet avis dans le cas présent. Pascale est une femme de coeur et de sentiments, elle fonctionne sur les émotions et les sentiments et ça
lui donne un coté humain que jusque là j'avais rarement rencontré. Bon en tant que chef c'était pas tout à fait "the Boss" mais bon, on ne peut pas tout avoir et c'est bien connu (enfin
maintenant je sais) les journalistes sont des gens à part avec un esprit à part et une mentalité à part, bref ils sont des "spéciaux".
Cette période m'a aussi amenée à la rencontre de ma première "vraie" amie française (en fait la deuxième si on parle de ma visite en France en 1987 qui m'a fait connaître Josette mais là je parle
de mes 10 ans donc!) Audrey qui est devenue la marraine de ma deuxième fille, une fille avec les idées bien arrêtées mais une des rares françaises que j'ai rencontrée qui ne dis pas forcément ce
que les gens veulent entendre mais ce qu'elle pense, elle, BRAVO! C'est un des points sur lesquelles même après 10 ans j'ai du mal, les gens ont du mal à dire ce qu'ils pensent vraiment, vive la
diplomatie mais bon dieu que j'ai du mal avec ça.
Durant cette première période de ma vie française est arrivée ma petite princesse (lui dite pas que j'ai écrit petite elle va râler)
Marie-Emilie, j'ai fait face au système de santé français qui pour ma part n'est pas si terrible qu'on en dit ici, j'ai connu pire qu'ici au Québec mais bon ça les français ne le croient pas. J'ai
eu peur au départ, vivre une première grossesse dans un pays qu'on ne connaît pas bien, avec des médecins qu'on ne connaît pas, des méthodes qu'on ne connaît pas, mais là j'ai eu le soutient de mon
gynécologue, un homme extraordinaire (pourtant c'est pas la réputation qu'on lui faisait sur Metz) mais avec moi il a été un vrai père, un grand soutient, j'avais une grossesse à risque, donc de
grosses angoisses et toujours il à été là pour moi et pour mon mari (le premier mari, le papa de Marie-Emilie), j'ai donc accouchée de cette princesse en janvier 2001 et ce jour là, une page se
tournait, mon ancienne vie n'avait plus aucun sens pour moi.
Par la suite la vie a fait en sorte que nous divorcions Frédéric et moi, et j'ai rencontré Stéfan mon mari actuel et le papa de mes
deux autres "petits monstres" , nous avons emménagés ensemble avec Marie-Emilie en aout 2003, là j'ai vécu l'enfer de la vie à la parisienne avec des gens de cette région que je n'aime pas , mais
bon après 5 ans ça commence a aller mieux avec les gens mais la région ne me plait pas du tout surtout que mes enfants y sont souvent malades.
Depuis mon départ de Metz j'ai aussi vécue de superbes moments, mon deuxième mariage, la naissance de mes deux dernières puces, plusieurs belles rencontres avec des gens qui nous ressembles
davantage dans leur quotidien, dans leur mentalité, des gens qui disent ce qu'ils pensent et non pas ce que tu as envie d'entendre, des gens vrais quoi, pas des gens uniquement de façade
comme j'ai pu en rencontré plus d'un dans les dernières années.
Notre vie actuelle hormis l'endroit ou nous habitons (la région je veux dire) est ce que j'ai toujours voulue avoir, une famille qui s'aime, qui est unie, des enfants qui se chamaillent, une
belle-famille avec laquelle ça va bien, des moments agréables avec des amis.
Enfin reste que les problèmes de santé des filles qui ont espère sera chose du passé si on arrive à quitter cette région parisienne pour aller dans un endroit plus sain, c'est à dire presque
l'intégralité du reste de la France. Mes filles
souffrent toutes les trois d'asthme à différent niveau et nous avons constatés autant cette année que l'an dernier pendant nos vacances elles vont bien, que ce soit, l'est , l'ouest en Bretagne ou
encore le sud pas de crises ni de toux chronique chercher l'erreur?
Voilà pour un petit tour de ces dix ans, il reste à construire les 10 prochaines!
Bilan positif ou négatif?
Positif ma vie est ici maintenant mais faut encore quelques ajustements.
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