Chez Samelya

Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 06:27

 

 

Texte reçu dans ma boite mail ce matin, et qui m'a fait verser une larme, parfois on a besoin de se remettre les pendules de la vie à l'heure! je penses à vous, et j'essais de revenir sous peu avec mes petites recettes!  Samelya

 

Je marchais à l’épicerie, pas particulièrement intéressé par mes achats de nourriture.  Je n’avais pas faim.  La récente perte de mon mari de 57 ans était encore trop vive.  Cette épicerie renfermait de si beaux souvenirs.

Il venait souvent avec moi  et presque à chaque fois, il s’éloignait faisant semblant de chercher autre chose.  Je savais ce qu’il planifiait.  Tout à coup, je l’apercevais marchant dans l’allée avec trois roses jaunes dans ses mains. Il savait que j’affectionnais tout particulièrement les roses jaunes.

Subitement, le cœur rempli de chagrin, je voulais rapidement prendre les quelques items dont j’avais besoin et partir.  Depuis qu’il n’était plus là, même faire l’épicerie devenait éprouvant.

Magasiner, pour un, prenait du temps… un peu plus qu’il n’en prenait pour deux!  Debout devant le comptoir des viandes, je cherchais le petit steak parfait et me suis souvenu à quel point il aimait son steak.

Soudainement, une femme  approcha tout près de moi.  Elle était blonde, mince et jolie, et portait une robe verte.   Je la regardais alors qu’elle prenait dans ses mains un gros paquet de T-bones, le déposa dans son panier… hésita et le remit dans le comptoir.  Elle se tourna pour partir, mais décida de reprendre le paquet de steak.  Elle s’aperçut alors que je la regardais, et en souriant elle me dit : ‘mon mari adore les T-bones, mais honnêtement, à ce prix, je ne suis plus certaine!’

Ravalant l’émotion, je rejoignis ses yeux bleus et lui dit : ‘mon mari vient tout juste de mourir il y a huit jours.  Achetez-lui les steaks!  Et chérissez tous les moments que vous avez ensemble!

Elle secoua la tête.  Lisant l’émotion dans ses yeux, elle reprit le paquet, le déposa dans son panier et partit.

Je me retournai et poussai mon panier jusqu’au comptoir des produits laitiers.  J’étais là me demandant quel format me procurer. Je décidai pour le demi-litre et ensuite poussai le panier vers l’allée de la crème glacée.  S’il n’y avait rien d’autre, je pourrais toujours me préparer un cornet de crème glacée.

Je déposai la crème glacée dans mon panier et me dirigeai vers l’allée menant aux caisses.  J’ai vu en premier la robe verte, puis reconnu la jolie femme s’approchant vers moi.  Dans ses bras, elle portait un paquet.  Son visage affichait un sourire magnifique.  J’aurais juré avoir aperçu un halo tout autour de ses cheveux blonds.

Alors qu’elle s’approchait de moi,  j’ai vu ce qu’elle tenait dans ses mains, et mes yeux ne purent s’empêcher de s’emplir d’eau.  Ceci est pour vous me dit-elle, en me remettant trois belles roses jaunes dans les bras.   Lorsque vous passerez à la caisse, ils sauront qu’elles ont déjà été payées. Elle se pencha et déposa un délicat baiser sur ma joue, et me sourit à nouveau.  J’ai voulu lui expliquer ce qu’elle venait de faire, ce que les roses représentaient.  Incapable de sortir un mot,  je l’ai regardée s’éloigner, les larmes brouillant ma vision…

J’ai contemplé les magnifiques roses nichées dans le papier vert les trouvant presque irréelles.  Comment pouvait-elle savoir?  Soudainement, la réponse m’apparut clairement.  Je n’étais pas seule.

Oh, tu ne m’as pas oublié, n’est-ce pas, ai-je chuchoté, les larmes aux yeux.  Il était encore ici avec moi et elle était son ange.

Tous les jours, remercie ce que tu es et ce que tu as!

Quand le matin, j’étreins ma couverture et proteste lorsque mon réveille-matin sonne. 

Merci : Je peux entendre.  Plusieurs sont sourds.

Lorsque je garde mes yeux fermés afin d’éviter la lumière du matin le plus longtemps possible.

Merci : je peux voir.  Plusieurs sont aveugles.

Lorsque je m’emmitoufle dans mon lit retardant ainsi la levée de mon corps.

Merci :  J’ai la force de me lever.  Plusieurs sont alités. 

Lorsque la première heure de ma journée est bousculée, bas perdus, rôties brûlées, que la zizanie est dans la maison et les enfants sont trop bruyants.

Merci : j’ai une famille.  Plusieurs sont seuls.

Si pour le déjeuner, la table ne ressemble en rien aux photos dans les magazines et que le menu n’est parfois pas équilibré.

Merci: Pour la nourriture que nous avons.  Plusieurs ont faim.

Lorsque je trouve que la routine de mon travail est souvent monotone.

Merci : J’ai l’opportunité de travailler.  Plusieurs n’ont pas de travail.

Même lorsque je bougonne et me plains de mon sort de temps à autre et espère que mes moyens ne soient pas si modestes.

Merci : Je suis en vie!

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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /Jan /2010 14:16

J'ai écrit ce texte cette semaine, suite aux difficultés particulières que nous vivons en ce moment à la maison!

 

Nous portons en nous tous, un poids, une souffrance,  une douleur, et pourquoi pas, un secret de famille lourd. Une chose commune à toutes ces choses, c'est la souffrance qu'elle porte et laisse en nous pour toute une vie, ces choses qui un jour nous ont blessés, continuent des années plus tard à perturber notre quotidien.

 

Nous pensons à tord, que les évènements du passée,n'ont plus d'incidence sur nous une fois adulte. Dans la réalité il en va tout à fait de l'inverse, les "incidents de la vie" de notre petite enfance peuvent "tuer" tout une vie, ce qui nous donne parfois des existences remplis de souffrances.

 

Je pense que nous pouvons peut-être pousser ce raisonnement à dire que plusieurs vies pourraient selon "l'incident" souffrir de cet accroc fait dans un moment de l'enfance. N'oublions pas que nombre d'entre nous, transmettons à nos enfants, les souffrances qui nous habitent au plus profond de nous, comme un fantôme qui nous hantent.

 

 

En tant qu'adulte nous croyons que nos gestes, nos dires, nos actions que nous réalisons sur nos petits bouts "ce n'est rien du tout", "c'est pour son bien", "ce n'est qu'une petite claque", "plus tard s'en souviendra plus", et pourtant ce sont ces moments pour nous adultes anodins qui engendrent souvent un processus de démolition de ces petits êtres que nous voulons pourtant aider à grandir.

 


Le POIDS d'une Vie 

Il y a maintenant près de 37 ans, je franchissait pour la première fois, la porte de cette souffrance, cette porte était celle d'un cabinet médical, un cabinet de diététicien, Dr Garzon de son nom, était cette dame qui engendrerait chez moi tout une souffrance, toute une vie durant.

Nous ne savions pas à ce moment de ma vie que ce jour là allait rythmer tout le reste de mes jours, nous ne savions pas non plus qu'à partir de ce jour là, naîtrait petit à petit, au jour le jour, au mois le mois, année après année ce conflit alimentaire qui m'habite depuis toutes ces années.

Navigant à une certaine époque entre tous les régimes connus, peut être même inconnus qui sait, alternant perte de poids, et reprise de poids, crise d'anorexie et crise de boulimie. Au final à 42 ans je dois bien avoir perdu 4 ou 5 fois mon poids actuel. Pourtant, je me trouve énorme, grosse, je n'aime pas mon corps, et dans ma tête c'est pour la vie je crains.

En quoi tout ça est-il une souffrance? EN TOUT, je ne suis pas fière de moi, je ne m'aime pas, j'ai honte de moi, et pire encore, j'ai honte d'offrir cet image de moi à mes enfants "une grosse maman"!

La souffrance habite mon corps, et mon corps rythme cette souffrance en alimentant ce conflit avec la nourriture.

à suivre....

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